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Prière

Il donne à manger aux canards les restes de pain non consommé qu’il trouve sur les chariots à la fin des repas.

 

Chaque soir, à 19 heures, il court vers le plan d’eau où s’ébattent les gracieux volatiles, non loin de là, heureux comme un enfant qui trouve un sens à sa vie. Dès qu’elle sent sa présence, la petite colonie s’approche du bord à vive allure en cancanant à qui mieux mieux. Et lui, dans un large sourire, distribue la précieuse manne aux affamés, qui gesticulent, tournoient et, peut-être, se querellent.

 

Jeune, malade, étranger, les canards sont devenus ses amis et eux-mêmes le reconnaissent comme tel, et quand il les évoque, son visage s’illumine… d’une joie secrète.

 

Marcel Durand

Extrait d’ « Annales »

 Les canards de Goussonville